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lundi 27 février 2017

"C'est l'histoire d'Euridice Gusmão, une femme qui aurait pu exister"



Dans les années 50, au Brésil, Euridice Gusmão, fille d'épiciers, épouse Antenor et devient femme au foyer. Elle commence une vie d'épouse traditionnelle, rythmée par les naissances, la cuisine, le ménage, et le dévouement à sa famille. Mais cette vie pétrie d'ennui ne suffit pas à Euridice, femme "aux milles talents", qui se prend bientôt de passion pour la cuisine, puis la couture, qu'elle tente de transformer de simples hobbys en activités plus ou moins professionnelles, toujours rabaissée et finalement empêchée par son mari, qui veut la maintenir au foyer.

Parallèlement, le roman aborde la vie de la soeur d'Euridice, Guida, qui s'est enfuie de chez leurs parents pour suivre un homme, et toutes les péripéties qui en suivront, jusqu'à ce que les deux soeurs se retrouvent.

Ce livre m'a réjouie de mille façons : d'abord l'écriture, vive, virevoltante, pleine d'humour, est un régal ! Ensuite les personnages : Euridice est hyper attachante, et le roman est plein de petites disgressions dans la vie des voisines, des hommes de son entourage, et qui fait prendre au livre les allures d'un conte : à aucun moment je ne me suis ennuyée, et j'aurais voulu qu'il y ait 500 pages, pour que je me régale encore et encore de ces milles et une petites histoires, tour à tour drôles, étonnantes ou émouvantes.

Euridice est une femme extraordinaire coincée dans un rôle de femme ordinaire : ses talents sont pris pour des lubies, son dévouement jamais remercié, mais, loin d'être triste, l'auteur - qui est une véritable conteuse d'histoires- nous entraîne dans un roman optimiste sur l'émancipation des femmes.


Un très gros coup de coeur !


"Les milles talents d'Euridice Gusmão", Martha Batalha, Denoël, 2017



mercredi 22 février 2017

Le concours de force : "Y a bien un costaud qui va nous soulever ça !"



Taupinette faisait tranquillement cuire ses biscuits quand BOUM, une grosse pierre est tombée dans l'entrée de sa galerie !

Son ami Renard puis d'autres copains qui passaient par là (sans doute attirés par l'odeur des biscuits) tentent en vain de déloger la pierre, et nos amis ont l'idée de proposer un concours de force (et une récompense !) pour aider Taupinette ...





Cet album est un petit bijou d'humour, avec des personnages colorés et attachants, des dialogues hilarants (la discussion de Taupinette au téléphone avec sa mamie sourde !), et plaira à tous les âges, en passant par l'adulte qui lit, et qui se régalera des détails ici  et là, merveilles de drôlerie.





La fin est assez classique : tout le monde s'y met pour aider Taupinette et la solidarité et l'amitié sont récompensées, mais cet album vaut vraiment le détour, pour son humour ravageur.

Ici, Petit Loulou (6 ans), se régale des aventures de la pauvre Taupinette et de la bagarre des copains, et m'en réclame souvent la lecture !

Un coup de coeur !


"Le concours de force", Delphine Bournay, L'école des loisirs, 2014

lundi 20 février 2017

La Tristesse des Éléphants : "En milieu sauvage, une mère et sa fille ne se quittent qu'à la mort de l'une d'entre elles"



La quatrième :

Jenna avait trois ans quand a inexplicablement disparu sa mère Alice, scientifique et grande voyageuse, spécialiste des éléphants et de leurs rituels de deuil. 
Dix années ont passé, la jeune fille refuse de croire qu’elle ait pu être tout simplement abandonnée. Alors elle rouvre le dossier, déchiffre le journal de bord que tenait sa mère, et recrute deux acolytes pour l’aider dans sa quête : Serenity, voyante extralucide qui se prétend en contact avec l’au-delà ; et Virgil, l’inspecteur passablement alcoolique qui avait suivi – et enterré – l’affaire à l’époque.


Premier roman de Jodi Picoult que je lis (je l'avais un peu cataloguée "auteur sentimental à la Danielle Steel", ne me demandez pas pourquoi), ce roman est une excellente surprise !

Alternant les chapitres entre Jenna et son enquête, ses deux acolytes Virgil et Serenity, mais aussi les carnets de sa mère Alice qui font office de flash back, le roman est à la fois une enquête, une histoire familiale, un savoureux page turner, et un passionnant traité sur les éléphants. J'ai appris des tas de choses via les carnets d'Alice, scientifique qui travaille sur le deuil et la tristesse chez les éléphants, leurs comportements face à la perte d'un petit, à la mort d'un des leurs, etc.

Teinté de surnaturel, le roman se lit d'une traite et les personnages sont très attachants (mention spéciale à Serenity, un personnage haut en couleurs). La quatrième de couverture parle d'un final "aussi haletant qu'inattendu" et c'est tout à fait le cas : je me suis fait complètement balader par l'auteur, et l'histoire a pris une toute autre dimension, une fois certaines révélations faites.

Un roman extrêmement émouvant, qui aborde autant de sujets importants que le travail de deuil, la perte, l'amour maternel, les relations parents-enfants, mais aussi l'amitié, et, bien sûr, la tristesse des éléphants ...





"La tristesse des éléphants", Jodi Picoult, Actes Sud, 2017

vendredi 17 février 2017

{Sweet friday} : les trésors de la semaine



Oui, oui, j'ai encore fait un tour chez Pêle-Mêle ! J'étais toute contente d'avoir vendu pour 22 € de livres à moi, et puis j'en ai racheté pour 24 € ;-)

Les trouvailles de la semaine :

* Un roman de Jodi Picoult, dont j'ai adoré le tout dernier livre "La tristesse des éléphants" (je vous en parlerai lundi !). J'ai découvert cet auteur que j'avais classé "sentimental" (bon, ici, la couverture n'aide pas à changer cet à priori), mais j'ai tellement apprécié ma lecture que j'ai voulu en découvrir d'autres !

* "La fille tombée du ciel", un premier roman d'apprentissage américain assez prometteur sur fond de racisme et "Ce coeur changeant" d'Agnès Desarthe, deux poches pris un peu au hasard, mais qui me tentaient bien ... Vous les avez lus ?

* "Le chagrin des vivants", dont la sublime couverture m'a tapé dans l'oeil ... une histoire de femmes et de deuil, sur fond de guerre 14-18 (youpie tralala).

* Pour mes minis lecteurs (les pauvres, ils n'ont vraiment pas beaucoup de livres à la maison, hein ?!), j'ai trouvé le conte musical "Georgia", illustré par Benjamin Chaud (le papa de Pomelo), écrit par Timothée de Fombelle, lu par Cécile de France, avec tout plein de chansons, bref, ça va bien les occuper mes kids, qu'on entend plus dès que je mets un CD d'histoires à la maison (1H30 de calme en perspective ! le rêve !).


Encore de bien beaux moments de lecture en vue chez nous ;-)

mercredi 15 février 2017

Les Ours ne Lisent Pas : "Il ouvre le livre et regarde les mots. Il lui semble déjà que la vie est plus intéressante qu'avant"



George, un ours brun , se pose des questions : "La vie est charmante, youpi tralala et tout ça. Mais quoi d'autre ? Est-ce que c'est vraiment tout ?".

Ses frères et soeurs se contentent de leurs jeux et ne comprennent pas les interrogations de Georges.
Un jour, il trouve un livre au pied d'un arbre, illustré avec des images d'un ours brun, comme lui.




Curieux, Georges brûle de découvrir ce que raconte ce livre, et ne cesse de l'ouvrir, de regarder les images, comme un nouveau trésor ....


Il décide alors de se rendre en ville, pour que quelqu'un lui apprenne à lire. "Il doit y avoir tant de gens qui savent lire là-bas, se réjouit Georges".




Mais bien sûr, en ville, l'arrivée de Georges crée la panique ! Encerclé par des policiers, Georges est heureusement sauvé par une petite Clémentine et sa maman, qui reconnaissent en lui l'ours brun de leur livre d'histoire ...




Et c'est ainsi que l'ours et la petite fille se lient d'amitié, et qu'elle décide de lui apprendre à lire !


"Les ours ne lisent pas" est un superbe album pour donner aux enfants l'envie d'apprendre à lire. je l'ai emprunté pour motiver Petit Loulou, qui apprend cette année, et il a adoré (surtout quand Georges est entouré par les policiers. On ne changera pas mon petit garçon.).

Les illustrations sont très belles, la nature aux couleurs vives est magnifique, et l'histoire de cette amitié entre un ours et une petite fille est toute mignonne.

Georges s'interroge sur la vie, et les livres, au début si mystérieux, lui paraissent représenter une dimension supplémentaire, apprendre, découvrir, déchiffrer les mots. Il ne veut pas se contente de jouer, il veut découvrir le monde, et j'ai apprécié que l'auteur lui fasse pour cela prendre le chemin de la lecture, je trouve que c'est un message important à faire passer aux enfants : "lisez !", même si au début c'est difficile, cela vaut la peine et un monde de découverte et de plaisir s'offrira à vous ....


"Les ours ne lisent pas", Emma Chichester Clark, Albin Michel Jeunesse, 2015

mercredi 8 février 2017

La princesse qui pète : "Avec un peu de discrétion, on peut être une princesse dans toutes les situations"




Mes enfants sont comme les vôtres: il n'aiment rien tant que crier "pipi, caca, prout-qui-pue" et se bidonner comme des tordus (une âme charitable peut-elle me dire à quel âge ça passe ?).

Comme je suis une maman maso, j'ai donc chez moi des albums tels que les célèbres "Caca Boudin" (toujours un franc succès), "La petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête" (idem), et, depuis quelques mois, "La princesse qui pète", parce que, clairement, on avait rien sur le sujet. 

Sauf qu'ici c'est Maud Roegiers aux commandes, c'est donc un sujet scato, mais c'est JOLI ;-)

Nous suivons donc l'histoire d'Emma, une jolie petite fille qui rêve d'être une princesse, et qui essaie d'y parvenir de toutes ses forces ... mais elle n'y arrive pas ... Savez-vous pourquoi ? Emma a un petit souci plutôt gênant pour une future princesse : elle ne peut pas s'empêcher de faire des prouts ;-)

Un petit animal a utilisé son bedon pour y construire sa maison. 
Chaque fois qu'il allume un feu pour se réchauffer, la cheminée refoule tellement de fumée qu'Emma est obligée de l'évacuer .

Emma et son doudou passent à l'attaque et dessinent un plan pour virer le petit animal qui vit dans le bidou d'Emma, responsable de ses pets. 



Et ça marche !





Le petit animal (plutôt mimi) atterrit dans le pot, tout blessé ....

Ouf, sauvée, Emma ?

Pas tout à fait ... Elle fait encore quelques prouts, mais, heureusement, son papa la considère tout de même comme une princesse !







Un album rigolo et touchant, très coloré, avec une petite héroïne espiègle et futée !

L'histoire a bien fait rire mes minis lecteurs, et j'ai apprécié la lecture de cet album avec eux, pour l'humour et les illustrations très vives et originales (mention spéciale au "piège" pour le pauvre petit animal)

"Une princesse qui pète ? oh ben ça alors !!!!", dixit ma Mini Louloute.


Pour rappel, j'avais adoré "Prendre le temps", un album poétique et très sensible.


"La princesse qui pète", Maud Roegiers, Alice Jeunesse (Histoires comme ça), 2012

Merci à Alice Jeunesse et à Maud Roegiers ! 

lundi 6 février 2017

L'Idée ridicule de ne plus jamais te revoir : "Cette personne qui occupait tant d'espace dans le monde, où est-elle passée ?



Il y a des livres qui nous attirent comme ça, de loin, parce qu'ils ont un joli titre, une belle couverture, mais on ne prend pas le temps de regarder de quoi il parle ... On passe à côté ... Et puis, grâce à quelques avis élogieux (dont celui de Céline, merci à elle !) , je me suis enfin penchée sur ce petit livre, ni tout à fait un récit, ni tout à fait un roman.

Et il m'a touchée en plein coeur ...



Livre sur le deuil, celui de l'auteur pour l'homme qu'elle aime, celui de Marie Curie pour Pierre Curie, ce texte foisonnant aborde beaucoup d'autres thèmes : celui des découvertes scientifiques, à travers un récit de la vie des Curie (passionnante !), celui du féminisme, par le biais des combats de Marie Curie, ses prix Nobels, sa maternité difficile, sa relation avec son époux, sa vie amoureuse, sa place de femme, de scientifique, de mère, dans une société du début XXème siècle, ...

Je ne connaissais quasi rien de Marie Curie, mais ce livre m'a fait découvrir une femme passionnante et passionnée, incroyablement forte, qui dévoua sa vie à la science, jusqu'à ce qu'elle en meurt (soumise toute sa vie à la radioactivité, ça ne pardonne pas). Rosa Montero insère dans son livre des passages du journal de Marie Curie, qui sont magnifiques, et parvient à reconstituer un portrait tout en nuance de cette femme si célèbre et pourtant méconnue.

Mais, ce qui m'a le plus touchée, c'est l'écriture de Rosa Montero, et toute sa réflexion autour du deuil d'un être cher, bouleversante. J'aurais voulu recopier des passages entiers, incroyables de vérité, d'humanité, où chacun ne peut que se retrouver.




Quelques réflexions sur la littérature m'ont également touchée, comme celle-ci :

"Nous avons tous besoin de beauté pour que la vie soit supportable. Fernando Pessoa l'a très bien exprimé "La littérature, comme toute forme d'art, est l'aveu que la vie ne suffit pas.". Elle ne suffit pas, non. C'est pour ça que je suis en train d'écrire ce livre. C'est pour ça que vous êtes en train de le lire."

Un tout petit bémol, juste pour râler : je n'ai pas compris l'intérêt des hashtags, disséminés partout dans le livre ...

Mais, à part ce détail, j'ai eu un réel coup de coeur pour ce livre, sa réflexion, son portrait de femme(s), et son écriture incroyable de beauté.

Le titre résume extrêmement bien ce sentiment que l'on doit éprouver face au deuil de l'être aimé, ce choc, cette idée littéralement inconcevable et ridicule, de ne plus jamais la revoir ...


"L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir", Rosa Montero, Points, 2016

mercredi 1 février 2017

"Le bain de Berk", notre fou rire familial !



Ce mercredi, j'ai envie de vous parler d'un album qui nous a valu mille fous rires, que ce soit en famille, avec mes minis lecteurs, ou à la bib, en animation avec les enfants.

Berk le doudou a vécu une drôle d'aventure dans la salle de bain. Posé par son petit propriétaire sur le rebord de la baignoire, il a glissé, sous les yeux ébahis des jouets de bain ...




Notre petit canard essaie de dire quelque chose à ses copains terrifiés, mais on ne comprend que "Attention, gléglègligliglangleuglin !". Personne ne comprend ce qu'essaie de dire Berk, mais tout le monde fait tout pour le sauver !



Mais l'eau est trop chaude, Aspiro l'éléphant renverse le shampoing, Berk se retrouve enfoui sous la mousse, bref, c'est pas gagné ! Puis, "pop", le bouchon de la baignoire est enfin retiré ...



Ouf, Berk est sauvé ! mais au fait, que voulait-il à tout prix leur dire, avec son "Attention, géglègligliglangleglin !" ???

La chute de l'album est irrésistible et mes petits loulous ont éclaté de rire, avant de me réclamer encore et encore la lecture (genre j'ai dû le lire cinq fois d'affilée, là, je le connais par coeur).

J'ai bien rigolé avec eux, et j'ai adoré tous les personnages (j'ai un petit faible pour la tortue Trouillette, un peu hystérique).

De l'humour, de l'aventure, des illustrations colorées, des personnages attachants, une chute hilarante, tout ça fait de cet album une petite pépite, que je me suis empressée d'ajouter à mes "classiques" d'animation au boulot !


"Le bain de Berk", Julien Béziat, Pastel, 2016

mercredi 25 janvier 2017

"Ouvre-moi", un album sur l'amitié et la différence !



Un jour, en hiver, un ours frappe à la porte de la cabane d'un petit garçon, et lui demande l'hospitalité. Il faisait très froid. C'est dangereux un ours, mais le petit garçon accepte.




Mais la cohabitation est difficile : l'ours prend de la place, n'est pas très propre, et casse les affaires du petit garçon. Un jour, c'en est trop : l'ours détruit le bateau que le petit garçon construisait, et celui-ci, fou de rage, le chasse ...




Le petit garçon se barricade dans sa cabane pour empêcher l'ours de revenir .... mais un incendie se déclare et il se retrouve coincé !





Heureusement, l'ours n'était pas loin ...




Un bel album sur le thème de l'amitié, du courage et de l'acceptation des autres et de leurs différences. Petit Loulou a beaucoup aimé les illustrations, très vives (et il adoooore les histoires d'ours !).

L'histoire est rigolote au départ (le fou rire quand l'ours fait ses crottes partout dans la cabane !), mais devient ensuite une véritable aventure : l'ours, qui était si encombrant, se révèle finalement salvateur pour notre petit garçon, qui, malgré les défauts de ce compagnon plutôt imposant, sera sauvé par le courage et la force de celui qu'il avait chassé.

Un très chouette album, qu'on aime beaucoup lire à la maison !

Merci à Alice éditions !

"Ouvre-moi", Muka, Alice Jeunesse, 2016











lundi 23 janvier 2017

Le nouveau Kate Atkinson tient toutes ses promesses



La quatrième :

"Teddy a vingt ans lorsqu'il s'enrôle en 1940 comme pilote de bombardier. Vite promu commandant d'Halifax, lui et son équipage vont connaître quatre années d'horreur et d'héroïsme où chaque mission risque d'être la dernière. 
Il va pourtant vivre jusqu'à plus de quatre-vingt-dix ans sans jamais complètement accepter l'idée d'avoir survécu et avec une obsession : ne plus faire de mal à personne. Le formidable pilote va donc épouser celle qui l'attendait, devenir père puis grand-père tout en se frayant un chemin au milieu des périls et des progrès du xxe siècle. "


Deuxième volet de son diptyque sur la seconde guerre mondiale, (le premier, "Une vie après l'autre", explorait les 1001 vies d'Ursula, la soeur de Teddy), ce roman mélange habilement les genres entre roman de guerre et chronique familiale. Kate Atkinson nous balade entre plusieurs époques, on passe de 1925 à 2012 puis retour en 1947, sans jamais nous perdre.

C'était pour moi un plaisir de retrouver les personnages de "Une vie après l'autre", hauts en couleurs, et  j'ai adoré Viola, la fille de Teddy, qui est pour moi "le " personnage type des romans de Kate Atkinson, un peu paumé, un peu aigri, plein d'humour sarcastique. Par ce personnage, l'auteur nous conte les relations familiales difficiles, les liens parents-enfants, ce qui est un aspect qui m'a bien plus intéressée que celui de la guerre. J'ai lu tous ses romans, et à chaque nouveauté, j'ai envie de me replonger dans les précédents, on peut les relire à l'infini sans se lasser ...

Je me suis donc plongée dans "L'homme est un dieu en ruines" comme dans un cocon, retrouvant des personnages aimés, riant de l'humour "so british" d'Atkinson, et m'émerveillant de sa capacité à me tenir émerveillée, plongée dans son intrigue. Par contre, j'avoue avoir sauté plusieurs pages des chapitres sur les missions de Teddy, la partie "roman de guerre", qui n'e m'a guère passionnée.

Difficile d'écrire une chronique claire et concise sur ce livre, qui peut paraître un peu confus, mélangeant les genres, les époques, et si foisonnant. Cest juste un régal de lecture, et il faut lire Kate Atkinson, c'est décidément l'un des plus grands auteurs de notre époque ...


"L'homme est un dieu en ruine", Kate Atkinson, JC Lattès, 2017
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